par le père Vincent Chrétienne

Quelles sont les relations entre l’Eglise et le pouvoir politique au Cambodge
Le Cambodge a toujours été un pays de grande tolérance religieuse. Seule la période du Kampuchéa démocratique (Khmers rouges) a constitué une période de persécution politique. Aujourd’hui l’Eglise est bien acceptée par les autorités politiques. L’évêque de Phnom Penh a été récemment décoré par le ministre de l’Education nationale pour son travail envers les enfants et les jeunes.
Concernant les autorités locales, les relations sont très bonnes. Cependant, il est important que l’Eglise soutienne aussi la communauté « civile ». Chaque année, je participe donc à la réfection des routes ou d’un bâtiment public (police ; etc.).
Qui assure l’enseignement à l’école ?
Les cinq institutrices de l’école sont des chrétiennes qui ont été formées à l’université. Leur diplôme est donc délivré par les autorités cambodgiennes.
Quelle est la participation des parents à la scolarité des enfants ?
Une participation est demandée à chaque famille lors de l’inscription des enfants à l’école. Cependant, pour les familles les plus pauvres, nous réduisons les frais d’inscription. Cependant, nous exigeons toujours au moins 1/3 des frais d’inscription afin de pouvoir faire vivre l’école.
Quelle est la vie du curé
Je vis seul dans la paroisse. Mais deux religieuses coréennes habitent la maison voisine.
Quelle est la composition l’église au Cambodge
Il n’y a qu’une douzaine de prêtres cambodgiens actuellement, dont 5 khmers. Les prêtres d’origine vietnamienne, forte minorité catholique au Cambodge, ne sont pas bien acceptés par les Khmers. Dans un village comme Chomnaom, il serait impossible d’installer un curé cambodgien d’origine vietnamienne. Il y a actuellement 3 séminaristes cambodgien, dont un khmer.
Père Vincent Chrétienne